Du biogaz qui rapporte

Qui a dit que le biogaz agricole n’était pas rémunérateur ? Certainement pas Pascal et Étienne Breton. Installé en Normandie, leur méthaniseur leur rapporte près de 7 500 euros net par mois.

Watts-New publie un dossier complet sur le biogaz dans le JOURNAL DES ÉNERGIES RENOUVELABLES N° 233 – juin 2016.

 

Watts New tourne chèvre !

Tournage en bi-caméras chez un éleveur de chèvre.

Tournage en bi-caméras. Canon C100 CANON EOS 70D

Tournage en bi-caméras. Canon C100 CANON EOS 70D

Une prise de risque pour les vêtements pendant la mise en place d’une caméra embarquée.

tournage 401

Watts-New au salon Bois-énergie

L’équipe de Watts-New s’est rendue au Salon bois énergie à Nancy. L’occasion de faire le plein d’infos sur les nouveautés en terme de poêles ou de chaudières, mais également de prendre la tendance du marché ! 

http://www.boisenergie.com/Concours-de-l-Innovation_742.html

Bientôt du biogaz porté

A Savigny-sur-Braye (Loir-et-Cher), 17 élevages portent un projet de méthanisation. Méthabraye devrait injecter 150 m3/h de biométhane sur le réseau de gaz de GRDF. Particularité : le biogaz sera porté jusqu’à Vendôme. « Nous n’avons pas d’usine qui pourrait valoriser le biogaz, et le réseau GRDF du village était trop petit pour les volumes produits. Délocaliser le point d’injection était la seule solution pour développer ce projet », souligne Christophe Beaujouan, conseiller méthanisation à la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher. Ce point d’injection pourra également servir pour d’autres projets. Mais la réglementation ne le permet pas encore.

Dans la campagne loir-et-chérienne, des éleveurs se rassemblent pour produire du biogaz et le porter jusqu’à Vendôme.

Grâce à la liquéfaction, une technique maîtrisée mais qu’il faudra adapter à des petits volumes, le gaz sera transporté, par camions-citernes cryogéniques, deux fois par semaine à 15 km. Malgré un coût élevé (6 M€), cette solution innovante reste rentable, notamment grâce à une subvention de l’Ademe d’1 M€. L’enquête publique commence. Le projet devrait être opérationnel en 2017.

le Symevad produit des CSR et injecte du biogaz

Flambant neuve, l’usine du Symevad, le syndicat mixte de valorisation et élimination des déchets (310 000 habitants) est en fonctionnement depuis mai.

A la différence des tri-mécanos-biologiques, l’unité ne fabrique pas de compost. Le but est d’extraire un maximum d’énergie des déchets, sous forme de biométhane et de combustibles solides de récupération (CSR). Avec le TVME seulement 20 % des déchets partent en décharge. Chaque année, l’usine du Symevad transformera 100 000 tonnes de déchets, en majorité des ordures ménagères, alors que le gisement actuel est de 106 000 tonnes. Son dimensionnement a volontairement été limité pour correspondre à l’ambition de réduction des déchets du syndicat qui a déjà baissé son tonnage de 15 %. Même en diminuant encore les quantités, l’approvisionnement de l’usine ne devrait pas être en péril.
L’investissement total du projet représente 48 millions d’euros (avec une aide de l’Ademe de 5 M€ et du Feder de 3 M€), pour un coût de traitement de 100 euros/tonne. Un coût de traitement semblable à ceux des incinérateurs ou des décharges, mais avec un bilan environnemental et énergétique bien meilleur. En effet, le TVME produit 1 490 kWh par tonne de déchet entrante, soit 30 fois plus que l’enfouissement. Son bilan net de production énergétique se chiffre à 128 000 MWh/an, avec 2,4 millions de m3 de biométhane et 32 000 tonnes de CSR.

Pour connaître les détails du démarrage de l’unité, rendez-vous à la sortie du n° 230 du Journal des énergies renouvelables.

Watts-New prépare un dossier de quatre pages sur une nouvelle filière de combustibles à partir des déchets, le CSR. A retrouver dans le Journal des Energie renouvelables de novembre-décembre 2015.

Un mooc sur les ENR

Ouvert depuis le 5 octobre, le mooc sur les ENR de l’université de Perpignan rassemble déjà 6500 personnes !

6500 personnes avides de suivre des cours dédiés aux énergies renouvelables, c’est du jamais vu.

Le MOOC EnR (énergies renouvelables) est un cours vulgarisé sur l’ensemble des énergies renouvelables destiné à être accessible librement et gratuitement à tous sur internet. Il ne nécessite aucune condition de diplôme, ni connaissances préalables. Il est coordonné par l’UPVD et l’UVED (Université Virtuelle Environnement et Développement Durable).

Le MOOC EnR, c’est près de 80 videos, presque toutes réalisées par le service Platinium de l’UPVD. La coordination scientifique a été assurée par Xavier Py, Professeur de l’Université de Perpignan, qui a fait appel à 32 experts scientifiques, issus de 15 établissements différents de toute la France.

Il est encore possible de s’inscrire jusqu’au 16 novembre 2015 sur :

https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses/uved/34004/session01/about

Une rentrée sur les chapeaux de roue

A découvrir dans la presse

Pour cette rentrée, l’équipe de Watts-New planche sur un nouveau dossier spécial « géothermie », à paraître dans le Journal des ENR. C’est l’occasion de faire le point sur les tendances de la filières et d’aller voir de multiples exemples (pompe à chaleur sur eaux usées à Marseille, pac sur eau de mer à Cherbourg, pac sur aquifère profond à Villejuif et boucle d’eau tempérée pour le nouveau campus d’Airbus).
A lire dans le Journal des énergies renouvelables n°229, en octobre.

Dans La Maison écologique d’octobre 2015, vous comprendrez dans quel cas il est préférable d’utiliser un micro-onduleur pour son installation photovoltaïque. Et si vous préférez le bois, quatre pages seront consacrées à l’optimisation du chauffage.

A découvrir sur notre chaîne You tube

L’équipe vidéo a finalisé deux nouveaux reportages :

Méthanisation Energia 55. A Geville dans la Meuse, Fabrice Noël a fait construire par Envitec Biogas France une unité de biogaz de 637 kW électriques pour méthaniser les effluents des 400 vaches matières de l’exploitation. La puissance sera bientôt doublée.

Unité de biogaz INRA Nouzilly (Cap Vert Energie). L’unité traite 12 000 tonnes de biomasse par an dont 50% proviennent directement de l’INRA. La chaleur produite sert l’hiver à chauffer une partie des bâtiments tandis qu’en été, elle est employée pour sécher du fourrage provenant de la ferme expérimentale du site.
Cette installation a nécessité 2,7 millions d’euros d’investissements avec le soutien des fonds FEDER de la Communauté Européenne, de l’ADEME et de la région Centre-Val de Loire. Cap vert Energie producteur indépendant d’énergie durable a finalisé le développement, financé l’installation et exploite l’unité de méthanisation.

 

Prochainement, une série de films sur les projets de la Mission Loire…

 

L’usine de traitement de déchets d’Angers ferme

Depuis avril, l’usine de traitement d’Angers n’acceptait plus les déchets. Mi-juillet, le tri mécano-biologique a définitivement fermé. L’usine  Biopole s’ajoute à la liste des installations problématiques : l’usine Amétyst de Montpellier, celle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Angers Loire Métropole a décidé de poursuivre en justice le groupe Vinci, en raison de multiples dysfonctionnements.

Cette technologie a séduit beaucoup d’élus. Le tri mécano-biologique associe des opérations de traitement et de tri mécaniques afin d’isoler progressivement les éléments valorisables en tant que matériaux (métaux, plastiques, verre…), les déchets fermentescibles et les déchets incinérables à fort pouvoir calorifique. Selon l’Ademe, 60 sites TMB sont en projet, dont une dizaine comprenant une unité de méthanisation.

Cependant, la plupart sont ralentis en raison de problèmes techniques rencontrés sur les sites existants. L’Agence appelle globalement les élus à la prudence concernant ce type d’équipements. Par ailleurs, dans sa version adoptée par l’Assemblée nationale, le projet de loi sur la transition énergétique exclut la construction de nouveaux TMB et privilégie la collecte séparée des biodéchets.

En savoir plus : Observ’ER – Le Baromètre 2014 des énergies renouvelables électriques en France

 

Cernay opte pour le bois

Près de Fessenheim et de la fameuse centrale nucléaire, la ville de Cernay vient d’inaugurer une centrale biomasse. Composée d’une chaudière bois de 4,2 MW, cette nouvelle chaufferie fonctionnera de septembre à mai et alimentera le réseau de chaleur, qui fonctionnait au gaz. Plus vert, plus économique, le bois couvrir 85 % de la production de chaleur et permettra de baisser la facture énergétique des usagers de 25 %, soit environ 300-350 €/an pour un foyer type. Cette diminution est possible grâce à un taux de TVA réduit, mais également aux économies d’échelle engendrées par l’extension du réseau de chaleur. En effet, le réseau s’est agrandi …

La suite dans le Journal des énergies renouvelables, n°227.

Un géant de la chimie verte carbure au bois

En plein cœur des Landes, à Vielle-Saint-Girons, la société DRT (Dérivés résiniques et terpéniques) vient d’installer une chaudière biomasse de 50 MW, dont 17 MW électriques et 30 MW thermiques. Ce spécialiste international de la valorisation de la colophane et de l’essence de térébenthine extraites de la résine du pin est un consommateur important de vapeur pour son process. Après quelques mois de tests initiés en septembre 2014, la chaudière, de marque Aalborg Energie Technik, est opérationnelle depuis début 2015.

La centrale est alimentée annuellement par 135 000 tonnes de plaquettes forestières et par 15 000 tonnes de coproduits de la distillation de l’huile de pin. Le leader de la chimie verte évite ainsi le rejet de 20 000 t de CO² par an. La société Biomass Energy Solutions VSG, constituée de DRT, de Cofely et de la Caisse des Dépôts a monté et financé ce projet de 50 millions d’euros, dans le cadre de l’appel à projets CRE 4.

A retrouver dans le Journal des énergies renouvelables.